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Historique

 1934
 1939
 1950
 1957
 1985
 1990
 2001
 2006
 2007

Grand Père EmilesFOURNIER Métaux est une entreprise familiale créée en 1934 par l’arrière grand-père de l’actuel Président Directeur Général, Jérôme FOURNIER, qui participe à la quatrième génération de la vie de cette entreprise.

 

Plus de 70 années d’expériences dans la protection de l’environnement

 

 

1934

L’arrière grand-père, Emile FOURNIER, installe un commerce de récupération et de brocante dans une remise de la rue Raymond IV à Toulouse.

 

 

 

 


1939

Le manque de place décide Emile FOURNIER à déménager son entreprise rue Michel Ange à Toulouse dans un quartier de maraîchers proche de la gare SNCF.
famille Fournier 1939Durant la seconde guerre mondiale, la pénurie de matières premières, et plus particulièrement de main d’œuvre disponible pour l’extraire, amène l’Etat français à exiger une récupération de tous les déchets et matériaux réutilisables.
C’est pourquoi en cette période, le chiffonnier, brocanteur s’improvise souvent ferrailleur, récupérateur tandis que l’ensemble de la population veille à «ne rien laisser perdre ».
L’état français crée donc en 1940 une commission chargée de veiller à la gestion des stocks de la nation. Mais, les modalités de cette loi ne facilitent pas la tâche des récupérateurs, obligés de dissimuler ces mêmes stocks à l’occupant, dont la tyrannie s’impose dans les secteurs de l’industrie et du commerce avec un objectif semblable à celui de l’Etat français : une récupération totale en vue d’alimenter sa propre industrie de guerre. 

 


1950

famille Fournier 1939Emile FOURNIER décide d’orienter son activité vers la récupération et le recyclage des pneumatiques sans abandonner pour autant les fers et métaux.


Ce métier consiste à récupérer les pneumatiques usagés et les chambres à air puis à les recycler en séparant le caoutchouc de la « carcasse » afin de revendre la gomme pour la fabrication des semelles de chaussures, des bouilloires….
Dans un contexte d’après-guerre, la France est en pleine reconstruction et les récupérateurs s’emploient à valoriser « les restes de guerre » afin d’éliminer les traces du chaos. La récupération des fers et métaux et des pneumatiques est un exemple de valorisation matière typique de ces périodes. « Avant de reconstruire, éliminons nos déchets qui sont principalement une nuisance visuelle, un mauvais souvenir ».

 

 


1957

Un incendie ravage une partie du stock de pneumatiques et décide Emile FOURNIER à re-centrer son activité sur la récupération des fers et métaux.

 

 

1972

Le grand père, René FOURNIER, prend le relais à Emile FOURNIER avec une modification des statuts et du nom commercial de la société pour marquer le recentrage sur la récupération des métaux. Les établissements Emile FOURNIER deviennent la SARL établissement FOURNIER dit FOURNIER Métaux.

famille Fournier 1974
René Fournier n’a eu la gestion officielle de son entreprise que peu d’années, 13 ans en somme, mais il ne s’agit que d’années administratives.  Les entreprises familiales sont très souvent emprises avec deux dirigeants qui se passent le relais parfois avec difficulté, parfois avec facilité. Le métier de récupérateur fait partie des métiers où chaque entrepreneur s’investit corps et âme dans une profession que nous pourrions nommer profession de foi mais qu’à défaut nous préférons de fer.
René Fournier occupe la présidence de la société durant une période importante de prise de conscience de la nécessité de respecter notre environnement et de règlementer les métiers de la récupération. Ces nécessités proviennent principalement du choc pétrolier de 73 qui a révélée la fragilité d’une économie mondiale et annoncé les prémices d’une éventuelle pénurie en matières premières.
De ce contexte émerge, en 1975, une loi relative à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux dont les principaux axes sont encore en application aujourd’hui au titre V du code de l’environnement. 1975, c’est aussi la création du statut d’installations Classées pour la Protection de l’Environnement dont vont devoir se justifier les entreprises de la récupération et des secteurs de l’agroalimentaire entre autres.

 

 

1985

Christian FOURNIER devient président avec modification de la forme juridique de la société en SA.

 

 

1990

Le choix et la nécessité d’investir dans des équipements pour le traitement de la ferraille et/ou des métaux s’imposent à l’entreprise. Christian FOURNIER décide alors d’investir dans un équipement de broyage de câbles électriques et de se spécialiser dans les métaux.
Le broyage de câbles électriques est un procédé innovateur et unique dans la région Midi-Pyrénées qui consiste à cisailler les câbles électriques puis à les broyer pour en extraire la partie valorisable que sont les métaux et le plastique. Le récupérateur vit une ère de mécanisation des procédés. « Finis la masse et la pelle manuelle ». La pelle mécanique introduite fin des années 60 est désormais couplée à des broyeurs, des presses, des courant de Foucault, des tables de densimétrie qui permettent de réduire les volumes et de séparer les matières afin d’optimiser la récupération des matériaux et le recyclage.

 

 

2001

L’évolution du quartier Michel Ange, oblige l’entreprise à devoir envisager une délocalisation de son activité dans une ZAC de Toulouse acceptant l’implantation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement.
L’accroissement de la population dans les pôles urbains repousse la ruralité aux abords de la ville. Un quartier résidentiel tel que Michel Ange aujourd’hui, était un champs de betteraves et de pommes de terre il y a 60 ans de cela avec, entre temps, la création d’une cité SNCF. Ces modifications rapides et massives engendrent de nouvelles politiques urbaines qui tentent d’attribuer des zones dédiées mais l’accroissement rapide rend difficile une politique de la ville qui voudrait conjuguer développement économique et confort résidentiel.
Chaque zone est rapidement « grignotée » par les uns ou les autres engendrant parfois des enchevêtrements dont le résultat peut s’avérer catastrophique comme ce fut le cas avec AZF à Toulouse. Ce désastre fut le déclencheur d’une intrusion des riverains dans le secteur du développement économique toulousain. Intrusion légitime mais qui doit être porteuse de réflexion et d’échange si nous voulons donner du sens à notre avenir et surtout ne pas imiter les Nimby anglo-saxon.

 

 

2006

Le fils, Jérôme FOURNIER, prend le relais de son père Christian FOURNIER, tandis que le projet de déménagement est sur le point d’aboutir.

 

 

2007

Jérôme Fournier 2007Six années après les prémices d’acquisition d’un terrain, de demande de permis de construire et d’élaboration de dossiers d’installations classées, la S.A devenue S.A.S. FOURNIER Métaux prend racine ZAC de Gabardie à Toulouse.
Conservant sa spécialité de récupération de métaux non ferreux et de broyage de câbles, l’entreprise élargit son activité à l’ensemble des déchets des entreprises, toujours dans une optique d’adaptation. Aujourd’hui, les entreprises qui génèrent des déchets, sont en quête de solutions globales. Le pouvoir législatif veut atomiser les catégories de déchets en multipliant les démarches administratives et les obligations des entreprises.

 

Durant ces soixante dix années d’exercices, l’entreprise a su s’adapter au contexte économique et social en pratiquant l’un des plus ancien métier de la récupération, favorisant la protection de l’environnement, notion dont le sens a beaucoup évolué entre le XXème et le XXI ème siècle.